14.04.2012
Ses adversaires II
Les partis analogiques à l'ère du numérique
Le Monde ne s'est pas trompé en titrant « Le Pen - Mélenchon : le match des populismes » (8 février 2012). En effet, bien que nominalement aux extrémités opposées du spectre politique, ils ont bien des choses en commun. Ils flattent tous deux les peurs de l'électorat populaire qui se sent victime de la mondialisation.
Malheureusement, ces démagogues ne leur proposent pas de solutions réalistes. Les deux défendent une Weltanchauung complètement anachronique, d'où ma référence à l'analogique vs le numérique. Ils feignent encore de croire que la France peut faire cavalier seul dans ce monde, alors qu'elle est en réalité une des grandes gagnantes de la mondialisation (5e puissance économique mondiale) et ne pourra assurer son avenir qu'en s'y accrochant, s'y adaptant tout en en répartissant ses fruits.
J.-L. Mélenchon : le soixante-huitard attardé
Alors que tous les pays se livrent une compétition sans merci pour attirer les investisseurs, J.-L. Mélenchon lui, veut les déporter. « Qu'ils s'en aillent tous ! » titre son pamphlet « révolutionnaire » : les financiers, les grands patrons, les grandes fortunes, etc. « Du balai ». Sa France (imaginée) n'en a pas besoin. Mais ce sont justement ceux qui créent des emplois et de la richesse... et paient les impôts. Or, son programme exigerait beaucoup d'impôts. Sa solution : les augmenter pardi. Ça a le mérite de la simplicité.
Reste à savoir qui les paierait. Vu que 50% de la population française ne paie pas d'impôt sur le revenu, la France a sacrément besoin de ses « riches » et d'apports extérieurs de capitaux. Or non seulement les déclarations de J.-L. Mélenchon font peur aux investisseurs étrangers, alors que la France est la troisième destination de l'investissement international, elles font tout aussi peur aux entrepreneurs français eux-mêmes, qui sont toujours plus nombreux à quitter le navire, notamment pour la Suisse.
J.-L. Mélenchon ne sera pas président, bien sûr. En revanche, il est fort à parier que Fr. Hollande lui proposera un maroquin ministériel de premier choix dans l'espoir de rallier son électorat au deuxième tour. Il prétend ne pas en vouloir mais permettez-moi d'en douter. D'une part parce que J.-L. Mélenchon a déjà été sénateur et ministre socialiste. Ce ne serait donc pas une grande transgression que d'accepter de rejoindre un éventuel gouvernement Hollande.
Par ailleurs, en tant qu'ancien trotskiste, J.-L. Mélenchon est un adepte de « l'entrisme », c'est-à-dire la pénétration de mouvements de masse pour les déporter vers la gauche. C'est pourquoi Nicolas Sarkozy a dit que Fr. Hollande était « l'otage de M. Mélenchon ». Sans lui, il ne pourra pas gagner. Avec lui, il sera obligé de conduire une politique très à gauche. Caveat emptor !
M. Le Pen: le dangereux fantasme du repli national
M. Le Pen, elle, veut sortir la France de l'euro, de l'UE et ériger des barrières protectionnistes pour « protéger » notre économie nationale. En vérité, ces propositions la plomberaient. M. Le Pen semble ignorer que les taux d'intérêt de notre dette exploseraient. La valeur des salaires et des retraites chuterait. En d'autres termes, nous perdrions du pouvoir d'achat à grande échelle et nous hypothèquerions davantage l'avenir de nos enfants.
Elle semble aussi ignorer que nos grandes entreprises réalisent désormais l'essentiel de leurs bénéfices à l'étranger et rapatrient plus de 40 milliards d'euros par an en France. L'avenir de nos PME et PMI se trouve dans les gisements de croissance des pays émergents (+ 5-10% selon les pays) et non en France, où la croissance ne dépassera pas les 1-2% ces prochaines années. Pensez-vous que le reste du monde laisserait la France ériger des barrières protectionnistes sans réagir ? On nous imposerait des mesures de rétorsion. En tant que cinquième exportateur mondial, ce serait un auto-goal lamentable.
L'immigration : le grand clivage
S'il est un sujet où les deux candidats populistes ne se retrouvent vraiment pas, c'est l'immigration. Alors que M. Le Pen souhaiterait expulser tout le monde, J.-L. Mélenchon, lui, préconise l'ouverture des frontières, la régularisation massive des clandestins et le respect intégral et automatique du « droit du sol ».
Il va de soi dans sur ce sujet comme les autres, les positions des deux candidats ne sont pas sérieuses. Si une majorité de Français estime qu'il y a trop d'étrangers en France, l'immigration zéro est un leurre.
La voix de la raison
Si ces dangereux populistes analogiques à l'heure du numérique réalisent des scores aussi bons, la raison en est que trop de Français ont peur de l'avenir, de l'inconnu et de la mondialisation. Ils veulent croire aux recettes simplistes de ces candidats même s'ils savent qu'elles ne sont ni réalistes ni responsables. Il faut écouter la voix de la raison et voter pour le seul homme à même de naviguer dans les eaux agitées de la mondialisation avec lucidité et courage : Nicolas Sarkozy.
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03.04.2012
Ses adversaires
Le PS, ou Hollande au pays des merveilles
Nicolas Sarkozy n'est, comme tout être humain, certes pas parfait. La question à laquelle des Français devront bientôt répondre est celle de savoir si ses advsersaires seraient mieux à même de diriger le bateau France. Dans ce blog, je me concentrerai sur François Hollande, en attendant de me pencher la semaine prochaine sur les autres prétendants à la magistrature suprême.
François Hollande est le dernier avatar d'un PS en panne d'idées depuis que ses « recettes » keynésiennes ne fonctionnent plus. Il est effectivement difficile de faire croire aux Français que le pays peut se sortir de la crise en dépensant davantage d'argent public quand le taux d'endettement atteint déjà 86% du PIB, la dépense publique représente 57% du PIB et que la Cour des comptes, pourtant présidée par un socialiste, annonce clairement dans son dernier rapport que l'Etat français doit impérativement baisser ses dépenses publiques dans son dernier rapport.
Il est tout aussi difficile de les convaincre qu'on peut résorber le chômage en créant davantage d'emplois publics alors qu'un actif sur quatre travaille déjà pour l'Etat. Nous avons 500 000 fonctionnaires de plus que l'Allemagne malgré une population inférieure de 16 millions.
L'Etat français doit donc faire mieux, pas plus. La France souffre d'un appareil d'Etat hypertrophié dont le financement étouffe le secteur productif. La fiscalité en France est déjà parmi les plus élevées du monde. Sans doute que les 50% de Français ne payant pas d'impôts sur le revenu ne s'en aperçoivent pas.
A l'heure où tous les pays européens revoient l'âge de la retraite à la hausse (jusqu'à 67 ans en Allemagne) au regard du prolongement continu de la vie, le PS veut le ramener à 60 ans. Cela alourdirait de 30 milliards le déficit du régime général à l'horizon de 2020.
Au regard de ses idées dépensières, il va de soi que François Hollande veuille renégocier l'accord européen sur les déficits budgétaires, la fameuse règle d'or, qui existe déjà en Suisse depuis longtemps. Si par malheur il était élu, ce serait la crise assurée avec l'Allemagne, notre premier partenaire, qui insiste sur la vertu budgétaire en échange de sa solidarité financière avec le reste de l'Europe.
François Hollande, le sommet de l'iceberg
Si François Hollande l'a emporté lors des primaires socialistes, c'est qu'il incarne l'aile modérée de la gauche française. Les Français tentés de voter pour lui doivent cependant se rendre compte que ce n'est pas forcément cette aile modérée qui l'emporterait dans son futur gouvernement. Pour espérer gagner les élections présidentielles, il devra transiger avec les courants beaucoup plus extrêmes, pour ne pas dire extrémistes, au sein de sa famille politique et nommer leurs représentants à des postes ministériels clés.
Même au sein de son propre parti, il ne fait aucun doute qu'Arnaud Montebourg, thuriféraire de la démondialisation et Martine Aubry, Mme 35 heures occuperaient des postes de premier plan. Vu la personnalité de François Hollande, il est fort à parier que ses fortes têtes imposeraient des orientations bien plus à gauche que celles prévues par la candidat officiel du parti.
« Hollande Président de la République ? On rêve »
Mais ce sont pas que les idées farfelues du PS ou ses alliances hasardeuses mais nécessaires avec l'extrême gauche qui plombent le plus la candidat Hollande. Son principal handicap est qu'il « ne fait pas le poids » face à Nicolas Sarkozy. Ni François Mitterrand, ni Lionel Jospin n'en ont d'ailleurs fait un ministre. S'il n'avait pas le calibre d'un ministre, pourquoi ferait-il un bon président ?
Je ne suis pas la seule à me poser la question. Il suffit de lire ce que ses « amis » politiques ont dit de lui pour s'en convaincre. Martine Aubry a déclaré qu'il n'a « aucune épine dorsale. Il manque de caractère ». Ségolène Royale a confié : « le point faible de François Hollande, c'est l'inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? » Quant à Laurent Fabius : « franchement, vous imaginez François Hollande Président de la République ? On rêve. ».
On en fait plutôt des cauchemars. A l'heure où la France traverse la pire crise économique depuis la Seconde guerre mondiale, veut-on vraiment remplacer un leader aguerri et courageux qui a fait ses preuves par un « capitaine de pédalo » (dixit Jean-Luc Mélanchon) ?
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12.03.2012
Français de l’étranger : « des atouts pour la Nation»
« Je vous le dis avec conviction : vous, Français de l'étranger, vous êtes une force, vous êtes une richesse pour la France », a déclaré le Président de la République lors de ses vœux en début d'année. « Dans notre monde, votre dynamisme, votre talent et votre courage sont des atouts pour la Nation. »
Cette déclaration illustre bien l'importance que Nicolas Sarkozy accorde aux Français de l'étranger. Il reconnaît le rôle essentiel qu'ils jouent dans le succès de la France à l'étranger.
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28.02.2012
Pourquoi voter Nicolas Sarkozy en 2012? Son bilan
L'industriel des réformes
Dans ma première intervention sur ce blog, j'avais écrit que N. Sarkozy était l'artisan de plus de 900 réformes. Un certain « Carlos » m'a répondu qu'à ce rythme il était plutôt industriel qu'artisan. Je reprends donc sa formule, tout en le remerciant de me l'avoir soufflée. Cela faisait effectivement longtemps qu'on n'avait pas vu une telle productivité au sommet de l'Etat. D'ailleurs même les socialistes le reconnaissent. Dans son dernier ouvrage, Claude Allègre écrit, « il y a peu de présidents qui aient autant travaillé que lui, avec un tel enthousiasme, un tel dynamisme ».
Ses nombreuses réformes ont connu un succès certes inégal,
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20.02.2012
POURQUOI VOTER N. SARKOZY EN 2012?
« Comment pouvez-vous encore croire en Sarkozy ? » me demanda ma voisine de gauche lors d’un récent dîner à Lausanne en apprenant que j’étais la candidate investie par l’UMP dans la course à la députation des Français de Suisse et du Liechtenstein.
Il me semble important d’y répondre aussi publiquement, par le biais de ce blog ayant pour vocation d’alimenter le débat politique français dans notre circonscription. Ce sera même ma première contribution dans la foulée de l’entrée en campagne du Président de la République. Il est temps de faire entendre la voix de la droite française dans la blogosphère suisse.
La question est symptomatique d’un certain malentendu concernant Nicolas Sarkozy. Comme le verbe employé (croire) le suggère, elle relève davantage de la théologie que de la politique. Elle trahit la déception de certains électeurs croyant que le Président allait, en un quinquennat, miraculeusement sauver la France de trente ans de réformes reportées.
La France souffre effectivement depuis de Gaulle de sa quête de l’homme providentiel, un idéal qu’aucun homme politique ne saurait satisfaire, surtout dans les conditions que nous connaissons, à savoir la pire crise que l’Europe ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale. Et puis, même si la fonction présidentielle est investie de pouvoirs étendus, notre démocratie est vermoulue par d’innombrables corporatismes menaçant de bloquer le pays tout entier dès qu’on touche à leurs « avantages acquis ».
Comme le Messie ne sera malheureusement pas candidat aux élections présidentielles françaises en 2012, la question est donc seulement de savoir si Nicolas Sarkozy est, oui ou non, mieux à même de diriger le paquebot France à travers la tempête mondiale actuelle que le « capitaine de pédalo » Hollande (dixit J.-L. Mélenchon, qu’on ne peut guère soupçonner de favoritisme).
Je réponds sans ambages que Nicolas Sarkozy est le seul prétendant à la magistrature suprême à mériter votre voix. Pour s’en convaincre, il faut analyser les faits objectivement.
D’abord Nicolas Sarkozy a un bilan impressionnant à faire valoir sur lequel passent trop de commentateurs comme chat sur braises. Il est l’artisan de plus de 900 réformes. Beaucoup étaient jugées impossibles à réaliser en France tant les blocages étaient importants.
Ensuite Nicolas Sarkozy saisit les enjeux de la mondialisation et ses implications pour la France. Cinquième exportateur mondial et au cœur des systèmes politique et économique mondiaux, la mondialisation est une opportunité pour le pays, et non pas une menace, pour autant que la France sache s’y adapter.
Enfin, ses principaux rivaux ont une vision chagrine et éculée de la France. Ils proposent des idées irréalistes, voire irresponsables, qui engageraient notre pays sur la voie de la Grèce si elles étaient mises en œuvre.
J’aborderai ces thèmes un par un dans les prochains numéros de ce blog, auquel je vous invite à réagir.
Claudine Schmid, candidate UMP aux législatives pour la Suisse et le Liechtenstein
12:34 Publié dans Elections françaises | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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